Quantcast
Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 11:25

bonbon.jpg Un rien m'agace. Tout m'énerve.

 

Pas envie de sortir, pas envie de voir du monde. Est-ce le blues du retour des vacances ? Le fait de sentir que ma seule famille est très loin de moi ?

Depuis notre retour, impossible de refaire surface. J'ai pas le moral.

 

Le frigo est plein, mon mari m'aime, je l'aime aussi. Les gosses vont parfaitement bien, sont chiants juste comme il faut. J'attends mes résultats de contrôle technique, mais a priori ça a l'air plutôt bon.

Nos comptes en banque sont moyens, comme toujours, c'est à dire qu'on est ni riches ni pauvres.

 

Mais un rien m'agace. Le 8 mai, je n'ai pas rouspété quand mon mari est sorti avec mon fils. J'ai fait le tri dans les vêtements de ma fille, je l'ai bercée et endormie. J'ai pris un bouquin.

J'étais bien. Seule. Toujours avec cette foutue envie de pleurer, mais j'étais bien toute seule.

 

Je suis déprimée. Pas dépressive, je sais que ce n'est pas la même chose, pour avoir vécu les deux. Mais déprimée. Alors que rien ne le justifie.

 

Le truc quand je suis déprimée, c'est que je me mets à ruminer de vieux dossiers genre ma mère (ce dossier-là vaut 12 millions sur l'échelle de la déprime), ma soeur qui me manque, mes incertitudes professionnelles.

Les vieux dossiers c'est pas mal quand tu as envie de pleurer mais que tu n'y arrives pas. Ensuite, un rien te déclenche des flots de larmes : plus de levures pour faire une brioche, la voiture qui prend la flotte par le pare-brise, le grand qui revient avec un mot sur le carnet, la petite qui refuse de manger.

Alors que tous ces trucs franchement, on s'en fout, non ?

 

Il y a aussi ce paradoxe incessant : je me sens seule, très seule mais je n'ai pas envie pour autant d'être tout le temps à l'extérieur avec des copines. J'aime ma solitude. Passer une journée à la maison, même quand le soleil brille, ça ne me gêne pas du tout.

Et pourtant.

C'est un peu le chien qui se mord la queue non ?

 

Mes journées sont, par définition, très solitaires. Je l'ai voulu, j'en suis contente. Je ne me revois pas (en tout cas pas tout de suite) revenir en entreprise.

Mais parfois, même ma nouvelle situation me pèse. Pour la première fois depuis des mois, je travaille sans aucun plaisir...

 

Bref, je suis maussade, toute la journée et de mauvaise humeur avec ma petite famille.

Un mélange entre une vieille sorcière aigrie et une jeune maman déprimée.

 

La seule chose qui me fait un peu de bien, c'est de l'écrire ici. En espérant que personne ne m'écrira qu'il y a pire que moi, la faim dans le monde, la disparition des dauphins d'eau douce, le cancer, les inondations...

 

Mais, on commence à se connaître les filles, je sais bien qu'une ou deux d'entre vous aura vécu la même chose...

Publié dans : Nanette a le blues
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés